Cuba va lancer un
test clinique
d'un vaccin contre le pneumocoque
Iris de Armas Padrino
LA HAVANE.— Cuba devrait démarrer cette année les
premiers tests cliniques d’un vaccin contre le
pneumocoque, mis au point par des institutions cubaines,
a annoncé la Dr en sciences Concepcion Campa, directrice
de l’Institut Finlay.
Lors d’une conférence de presse sur les vaccins
cubains, leurs résultats et leurs réussites, pendant la
première journée du 16e Séminaire
international de l’Association médicale des Caraïbes (AMECA),
la spécialiste a déclaré que cet immunogène est élaboré
par le Centre de chimie biomoléculaire et l’Institut
Finlay.
Selon les déclarations de la Dr Campa à l’agence AIN,
« la pneumonie est une des causes de mortalité non
seulement chez les enfants, mais aussi chez les
personnes âgées. Ce vaccin conjugué à sept valences sera
mis à disposition des adultes et des enfants après les
tests effectués sur les êtres humains afin d’assurer le
contrôle de la maladie.
Le pneumocoque est un agent pathogène presque
exclusivement humain, responsable de plusieurs
infections (la pneumonie, la sinusite, la péritonite,
entre autres), mais aussi de processus invasifs sévères,
comme la méningite et la septicémie, particulièrement
chez les personnes âgées, les enfants et les personnes
immunodépressives.
Devant plus de 200 délégués de plusieurs pays qui
participaient au 10e Séminaire international
Pour une longévité active et satisfaisante et à la
Rencontre de Pharmacie, la Dr Campa a souligné l’impact
sur la santé publique des plus de dix vaccins mis au
point à Cuba au cours de ces vingt dernières années.
Ces vaccins ont permis la baisse de la mortalité
infantile. « Un taux inférieur à 5 pour chaque 1 000
enfants nés vivants », a-t-elle signalé.
Cuba est un exemple de longévité avec qualité de vie
car la sécurité économique, la santé et l’insertion
sociale de ce groupe d’âge est garantie, de même que les
recherches scientifiques qui facilitent une vieillesse
sûre », a-t-elle déclaré.
Le Dr Miguel Valdés Mier, responsable du Groupe
national de Gérontologie et de Gériatrie, a signalé que
dans ce petit pays, victime du blocus imposé par les
États-Unis depuis plus de 50 ans, vivent 1 500
centenaires qui ont été validés scientifiquement, et où
l’espérance de vie approche les 80 ans.
Eugenio Selman-Housein Abdo, président de l’AMECA et
du Comité d’organisation, a donné des détails sur le
programme scientifique qui comprenait des débats sur les
facteurs génétiques, la culture, la santé, la nutrition,
l’environnement, la motivation, l’activité physique et
d’autres aspects indispensables pour assurer une
longévité satisfaisante.