Il est une question que j'aimerais relever
aujourd'hui, une appréciation que j'aimerais faire et
qui concerne le peuple, l'attitude de notre peuple
pendant ces journées. Je dois dire que l'attitude du
peuple – sa décision, son courage et sa discipline –, a
dépassé ce que les plus optimistes auraient jamais pu
imaginer.
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Le peuple
cubain a invariablement adopté une attitude
de mobilisation pour contrer les agressions
des États-Unis et de
leurs laquais, même sous la menace d'un
holocauste nucléaire. |
Il faut dire que des milliers d'hommes qui n'étaient
pas miliciens, et qui en ces quatre années de Révolution
ne l'ont pas été, le sont devenus pendant cette crise.
Il faut dire que des milliers de personnes qui
n'appartenaient ni aux organisations de masse, ni aux
Comité de défense de la Révolution, ont adhéré aux
organisations de masse durant ces journées. Il faut dire
que l'ennemi n'a pu compter sur aucun allié dans notre
pays. Il faut dire qu'en ces journées de crise extrême
il n'a pas été nécessaire d'arrêter qui que ce soit.
Qu'à l'heure décisive, même des hommes et des femmes
connus pour leurs critiques à l'encontre de la
Révolution ont adopté une conduite patriotique et
révolutionnaire et se sont engagés. Et ils sont allés
s'engager pour une lutte qui, selon toutes les
perspectives, peut être une lutte sérieuse, terrible,
une lutte qui peut être livrée avec des armes
conventionnelles ou avec des armes atomiques.
M. le président des États-Unis a tenté d'intimider
notre peuple. Ce même peuple qu'il a qualifié de «
peuple captif » lorsqu'il a déclaré que nous pourrions
être la cible d'attaques atomiques, et il se trouve
qu'il y a eu plus de miliciens que jamais, plus de
militants révolutionnaires que jamais.
Il faut dire que les femmes sont allées au travail,
les retraités sont allés travailler pour remplacer les
hommes qui se trouvaient dans les tranchées. Et il faut
dire que même s'il s'est agi de la plus grande de toutes
les mobilisations, c'est celle qui a le moins affecté la
production. Jamais, sous aucune mobilisation la
production ne s'était comportée comme maintenant !
La discipline du peuple était vraiment
impressionnante, tout comme l'ardeur et le courage du
peuple. Tout aussi impressionnante est l'organisation
acquise par notre peuple, et, surtout, par nos Forces
armées révolutionnaire, l'efficacité des chaînes de
commandement. La Révolution a créé cette discipline, a
façonné un peuple.
À force de nous harceler, l'ennemi nous a rendus plus
disciplinés, plus organisés et plus aguerris. Le
résultat de ces quatre ans de harcèlement est un peuple
héroïque, un peuple plus que spartiate, car on dit qu'à
Sparte les femmes tendaient leur bouclier à leur fils
qui partait au combat en lui disant : « Avec lui, ou sur
lui ! ». Ici, c'est tout un peuple « femmes, enfants,
jeunes, vieillards – qui s'est dit : « Avec lui ou sur
lui ! ».
Un tel peuple est invincible. Un tel peuple, capable
de faire face aussi sereinement et aussi admirablement à
des situations si difficiles, est en droit de conquérir
ce qu'il souhaite : la paix, le respect, la dignité et
le prestige. Nous possédons des projectiles moraux de
longue portée qui ne peuvent pas être démantelés et qui
ne le seront jamais ! Telle est notre arme stratégique,
notre arme d'offensive stratégique la plus puissante.
C'est pourquoi je tiens à témoigner, aujourd'hui plus
que jamais, notre admiration pour notre peuple. Nous,
tous les révolutionnaires, devons nous sentir doublement
obligés, à partir de cette expérience, à combattre pour
notre peuple, à travailler inlassablement pour notre
peuple. Et, du plus profond de mon cœur, pour conclure,
j'aimerais affirmer qu'aujourd'hui comme jamais que je
suis fier d'être un enfant de ce peuple !.
LA PATRIE OU LA MORT !
NOUS VAINCRONS !