Déception devant les restrictions aux
voyages universitaires à Cuba
WASHINGTON.— L’avocat Randall C. Marshall,
représentant de l’Association américaine
pour les libertés civiles (ACLU), a qualifié
de décevante la décision de la Cour suprême
de son pays de refuser une requête contre la
législation de la Floride interdisant
l’utilisation de fonds publics et privés
pour des voyages universitaires à Cuba.
« C’est une mesure erronée qui envoie un
message distordu à la liberté académique en
Floride. C’est un moment triste pour
l’activité universitaire », a-t-il dit.
Me Marchall estime que cette
mesure diminuera l’utilisation du capital
public et des contributions
traditionnellement accordées par des
fondations et des organisations privées au
travail des universités de cet État,
considéré comme le fief des principaux
groupes qui préparent et exécutent des
actions terroristes contre Cuba.
Composée d’une majorité de magistrats
conservateurs, le plus haut organe
judiciaire a rejeté la requête sans donner
d’explication, laissant intacte la
législation imposée en 2006 par la Floride.
Des professeurs de plusieurs centres
universitaires de cet État du sud avaient
présenté cette demande, avec le soutien de
l’ACLU, jugeant cette loi
inconstitutionnelle et estimant qu’elle
interfère dans la politique extérieure
adoptée par le gouvernement fédéral.
Cette loi imposée par le congressiste
républicain David Rivera a également empêché
les universités d’État d’organiser des
voyages d’étudiants au Soudan, en Syrie et
en Iran, qui font partie de la liste des « pays
sponsors du terrorisme » confectionnée par
le Département d’État. (PL)